Le grand livre des lofts - Fables de murs

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Le grand livre des lofts

L’origine des lofts remonte au New York des années 50 : à cette époque, artistes et bohèmes en quête de logements et ateliers bon marché, commencèrent à s’installler dans les bâtiments industriels abandonnés de la fin du XIXème siècle. Sans le savoir, ils fondèrent ce que nous appelons aujourd’hui un loft. Ce livre regorge d’exemples dans un éventail allant d’immenses espaces industriel à de petits logements où les architectes ont optimisé les données spatiales pour exalter l’impression de largesse. Les idées présentées sont issues des plus prestigieux architectes du monde. Modulables selon les espaces, elles peuvent s’interpréter de mille et une façons, au gré des goûts et les besoins de chacun.

Édireur Taschen 2005

Page 167 à 171

Loft de l'avenue Philippe Auguste

Laetitia Viallon et Jean-François Piron

L’aile de cette petite miroiterie construite en briques rouges, surmontée d'une charpente métallique et d'une verrière de type Eiffel est implantée dans une cour calme et ensoleillée protégée derrière un écrin de verdure.
La contrainte principale de cette transformation résidait dans sa surface réduite, soit 2 x 25 m2, et dans le manque de luminosité d'une partie du rez-de-chaussée.
Cet espace se destinait à un jeune couple sans enfant, désirant exercer leur activité professionnelle dans une partie de ce lieu.
Ce volume fut donc divisé en trois : en rez-de-jardin un espace de travail, puis un espace intime et au premier étage un espace de vie.
Pour que cette habitation donne une impression “spacieuse”, nous avons cherché à repousser toutes les limites visuelles ; la baie de la façade a été entièrement vitrée pour apporter un maximum de lumière et prolonger les regards de l'intérieur sur la cour arborée. Les délimitations de l'espace sont réalisées soit par des différences de niveaux, soit par l'emploi de matériaux transparents ou translucide pour agrandir les perspectives.
La verrière zénithale inonde de soleil l'espace de vie et l'espace intime grâce à la création d’un plancher translucide.
Pour accentuer la liaison entre les deux étages, l’escalier est peint en bleu Klein (IKB) .
Les volumes de rangement ont été intégrés dans l'épaisseur du bâti. Les éléments fonctionnels liés à l’espace de vie sont dissimulés derrière des cloisons-meubles qui constituent le cellier.
Dans un esprit de fluidité, l’espace intime réuni le sommeil et le bain. Baignoire et lavabo ont été traités typologiquement comme des meubles.
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